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Patrimoine

Patrimoine mondial de l'UNESCO

- Le temple d’Angkor Vat (inscrit en 1992)

- Le temple de Preah Vihear (inscrit le 7 juillet 2008)

- Le Ballet Royal (inscrit en 2003)

- Théâtre d’ombres khmer (Sbek Thom) (inscrit en 2005)

- Le Lac Tonlé Sap (Réserves de Biosphère)

- Le Musée de Tuol Slèng (Mémoires du Monde)


Coutumes et traditions

La culture cambodgienne est fondée sur une histoire pluriséculaire, au cours de laquelle s’est opérée chez les Khmers une synthèse originale entre divers apports bouddhistes et brahmanistes.

Les Cambodgiens sont encore aujourd’hui élevés dans le respect de la tradition, qui se reflète toujours très largement dans leur mode de vie. Le sens de l’hospitalité est notamment de mise, comme l’exige l’enseignement bouddhiste. Les bonnes manières s’expriment notamment par la formulation «Chumreap Suor» que l’on adresse au visiteur en signe de respect amical.

Les Cambodgiens se saluent traditionnellement d’un geste, le Sampeah, qui consiste à porter les mains jointes au niveau de la poitrine tout en se penchant légèrement et en prononçant avec douceur la formule «Chumreap Suor». La position varie en fonction du degré de respect qu’inspire l’interlocuteur. Ainsi, en présence d’un moine, d’une personnalité ou d’une personne âgée, on tendra à élever la position des mains tout en s’inclinant davantage. Les temps changent cependant, et la tradition laisse souvent place à une simple poignée de main pour des hommes de rang équivalent. Les femmes préservent cependant le mode de salutation traditionnel. Même s’il est courant pour les étrangers de serrer la main à leurs interlocuteurs cambodgiens, saluer sous la forme «Chumreap Suor», marque de respect et de connaissance de la coutume, sera apprécié.


Arts, Sculptures

Les arts et l’artisanat traditionnels cambodgiens incluent notamment le tissage de la soie, l’orfèvrerie en argent, la sculpture sur bois, en pierre, la laque, la céramique, les fresques murales, la vannerie ou encore l’art du cerf-volant. Autant de savoir-faire qui ont évolué depuis l’ère angkorienne. L’art moderne, a lui, émergé au Cambodge à la moitié du XX e siècle. Aujourd’hui, une nouvelle et audacieuse scène artistique tente de prendre la relève.

Dans les campagnes, bon nombre de paysans diversifient leurs activités en tressant des paniers, en fabricant des poteries ainsi qu’en élevant des vers à soie. Le tissage de la soie possède en effet au Cambodge une longue histoire. Des pièces de textile représentaient ici une monnaie d’échange dès le premier siècle de notre ère. Les productions d’aujourd’hui s’emploient à reproduire les différents motifs issus d’un passé parfois lointain mais connu grâce aux bas-reliefs et à la sculpture.

Suivant les désirs de l’acheteur, des artisans qualifiés savent ici sculpter des pièces d’orfèvrerie uniques en argent, boîtes, bijoux, coffrets aux motifs floraux et angkoriens. Le travail est souvent mixte, les hommes se chargeant de l’exécution générale de l’objet tandis que les femmes s’occupent de peaufiner les détails les plus complexes.

Liée à l’entreprise récente de restauration d’Angkor, la demande en sculpteurs pour remplacer des parties manquantes ou brisées de statues a suscité l’apparition de véritables spécialistes. Grâce à eux, les touristes peuvent également se procurer de superbes reproductions d’antiquités ou des créations originales.

Le label du meilleur travail sur le cuivre revient aux artisans du village de Koh Anlong Chen (littéralement, «l’île de Chine», situé sur le Tonlé Sap, dans la province de Kandal, qui se transmettent leur savoir de génération en génération. Sous leur mains qui coupent, taillent, aplatissent naissent les coupes, les assiettes, les bracelets et même les sabres, qui jouent un rôle symbolique important pour les cérémonies nuptiales des Khmers.

Enfin, l’art de fabriquer et de faire voler les cerfs-volants fait depuis des siècles partis du patrimoine cambodgien. Un temps menacés durant les troubles, les cerfs-volants repeuplent avec bonheur les cieux du pays depuis le début des années 1990. On les observe surtout entre novembre et janvier, période la plus adéquate. Disponibles sous mille variétés sur les marchés, pouvant atteindre une envergure de cinq mètres, ils produisent en vol un léger vrombissement très caractéristique. Ils forment un des souvenirs les plus recherchés par les touristes.


Danses traditionnelles

Il existe plusieurs variétés de danses classiques au Cambodge. Les représentations de la plus sophistiquée d’entre elles, exécutée par des femmes, étaient jadis le privilège exclusif de la Cour royale. Cette danse est désignée en khmer sous l’appellation « Robam Apsara », soit la danse des apsaras.

La fascination du monde entier pour cette danse s’est répandue dans les années 1960, grâce à l’action du Ballet royal khmer. La première ballerine du Ballet n’était autre que la princesse Norodom Buppha Devi, la propre fille du roi Norodom Sihanouk.

La danse Apsara s’inspire des motifs représentant les ballerines célestes, dansant pour les dieux, sculptés par milliers sur les murs des temples d’Angkor. Les différentes positions des mains et des pieds montrent les différents moments d’exécution de la danse.

Une visite digne de ce nom au Cambodge ne saurait se dérouler sans assister à une représentation de ce spectacle magique.


Arts martiaux khmers (Kbach Kun Khmer Boran)

La pratique des arts martiaux au Cambodge remonte à plus de mille ans, comme en porte encore une fois témoignage les bas-reliefs des temples d’Angkor. Ces arts du combat se divisent en plusieurs disciplines : Bokator, Pradal serey, Baok chambab, Kbach Kun Dambong Veng.


Médecine traditionnelle
La médecine traditionnelle khmère se fonde sur des remèdes à base de plantes, diverses racines, écorces et feuilles. Ces ingrédients sont préconisés pour rendre l’organisme plus résistant et faciliter la guérison. Elle se fonde sur une approche holistique, considérant l’individu comme un tout à soigner. Certains savoirs en ce domaine remontent à l’époque angkorienne.

Les praticiens traditionnels sont désignés ici comme Krou Khmer. Ils font l’objet d’une reconnaissance officielle par le gouvernement, qui délivre formation et statut au Centre national de la médecine traditionnelle (CNMT). Cet organisme se charge aussi de recueillir les nombreux traités de santé en langue pali (langue venue d’Inde utilisée dans la liturgie bouddhique) que détiennent les pagodes, et qui font l’objet de recherches et traductions en khmer. Le Centre accueille en outre les guérisseurs traditionnels venus de différentes provinces du royaume pour partager leurs connaissances et parvenir ainsi à unifier les pratiques dans le pays.


Fêtes du calendrier

Le royaume du Cambodge possède dans l’année un nombre important de jours de fériés fixés selon le calendrier lunaire. La plupart trouvent leurs fondements dans l’observation ancestrale du rythme de la nature, des moussons, sur lequel se sont ajoutées des références au bouddhisme, au brahmanisme et aux rituels de la monarchie khmère. Ces festivités représentent toujours des temps forts de rassemblement, de joie, d’unité dans les villes comme les campagnes. Elles donnent sa personnalité au pays, et fondent sa réputation auprès des visiteurs internationaux. Voici quelques-unes des plus importantes.

Fêtes des Eaux, Fête de la Pleine Lune

La Fête des Eaux est sans doute la célébration la plus fascinante du Cambodge. Elle se déroule chaque année durant trois jours, soit les 14ème et 15ème

jours de la lune croissante, et le premier jour de la lune décroissante du mois de Kadek, correspondant au mois de novembre. De nombreuses courses de pirogues et un défilé d’embarcations illuminées sont notamment organisés devant le Palais royal à Phnom Penh.

La fête marque le changement de cours des eaux du Tonlé Sap, phénomène naturel unique au monde. Chaque année, les pluies de mousson viennent d’abord grossir le Mékong jusqu’à provoquer le retournement du cours des eaux de son principal affluent, le Tonlé Sap.

La fin des pluies entraîne une décrue des eaux et le retournement de ce fleuve de son cours normal. Cette période, qui voit les eaux se retirer partout dans le pays, est saluée par la fête, et correspond aussi au début de la saison des pêches. Dans l’imaginaire cambodgien, ce processus de crue et décrue est vécu comme une bénédiction du fleuve Mékong, contribuant à renforcer la fertilité des terres et à procurer du poisson en abondance.

Cérémonie du Sillon sacré

La cérémonie du Sillon sacré ou, dans la langue khmère, Bonn Chroat Preah Nongkoal, est célébrée chaque année au début de la période des semailles, au mois de mai. Elle se déroule à Phnom Penh dans le parc en face du Musée national, à deux pas du Palais royal. Le Cambodge entretient une relation profonde avec le travail de la terre. Le rituel se fonde sur une croyance enracinée qui accorde aux bœufs royaux (en khmer, Ko Usapheak Reach) le pouvoir de prédire la qualité des récoltes annuelles.

Au cours de la cérémonie, le roi Meak, représentant le roi, laboure les champs tandis que la reine, Preah Mè Hua, sème les graines dans son sillage. Le champ est symboliquement labouré trois fois. Les serviteurs du Palais mènent ensuite le bœuf royal devant sept plateaux dorés contenant du riz, du maïs, des graines de sésame, des haricots, de l’herbe, de l’eau et du vin. Les devins du Palais royal observent ce que les bœufs ont goûté et en tirent des prédictions sur les épidémies, les inondations, les bonnes récoltes ou les pluies excessives à venir. Pour cette célébration, les hommes comme les femmes revêtent des costumes traditionnels khmers aux couleurs vives.

Nouvel An Khmer

Le Nouvel An Khmer, ou « Bonn Chol Chhnam Thmei » en langue khmère, est d’ordinaire célébré le 13 avril de chaque année, bien que la fête tombe parfois un 14 avril, en accord avec le calendrier lunaire. Ce moment marque un temps de pause dans l’année, au moment de la période la plus chaude, avant que reprennent les travaux agricoles au début de la saison des pluies. Les festivités du Nouvel An durent pendant trois jours.

A cette occasion, les gens pratiquent les jeux traditionnels khmers, tels Bas Angkunh (lancer des graines), Chaol Chhoung (lancer de foulard roulé en boule), Leak Kansèng (le foulard caché) ou Teanh Proat (le tir à corde). Partout dans le pays les gens s’amusent et dansent dans les rues, exécutant les danses traditionnelles populaires du Ram Vong, Ram Kbach, Saravan et Lam Leav, etc.

La cuisine khmèreLa cuisine khmère incluse des nouilles, des grillades, des mets sautés, des currys, des soupes, des salades, des desserts, beaucoup de légumes, de fruits tropicaux et bien sûr du riz, l’aliment de base pour les Cambodgiens.

Les recettes culinaires cambodgiennes sont rarement couchées sur papier, il s’agit plutôt de secrets que l’on se transmet de mère en fille. A partir d’origines très anciennes s’est ainsi formée une cuisine traditionnelle faite de trésors insoupçonnés : un mélange de saveurs et de couleurs qui met en valeur les ingrédients naturels utilisés.

Les Cambodgiens ont perfectionné l’art de l’assaisonnement avec leur pâte épicée composée de clous de girofle, de cannelle, d’anis étoilé, de muscade, de cardamome, de gingembre et de curcuma. D’autres ingrédients, galanga, ail, échalote, citronnelle, coriandre et combava sont ajoutés pour composer un mélange unique, complexe, connu en khmer comme le « kroeung ».

Bien que les nouilles soient aussi très répandues, c’est surtout le bol de riz que l’on retrouve présent dans presque tous les repas. Profitant de leur venue, les touristes pourront goûter les meilleures variétés de riz aromatique, ainsi que divers types de riz glutineux. On consomme ce dernier ici plutôt avec une salade ou en dessert, accompagné de fruits.

Deux autres préparations contribuent à donner à la cuisine cambodgienne sa saveur unique. La première est une pâte de poisson fermentée, au fumet fort et piquant, appelée le Prahok. La seconde, une pâte fermentée à base de crevettes, le Kapi. Même s’il faut s’accoutumer à leur goût, elles sont très appréciées par des amateurs éclairés qui les utilisent dans de nombreux plats ou comme sauce d’accompagnement.

Un repas cambodgien typique comprend toujours du riz avec souvent au moins trois plats. Il inclut également une soupe (ou samlor), servie en même temps. Chacun des plats comporte une saveur dominante, plutôt salée, douce ou amère, et c’est en les mangeant ensemble que se dessine l’harmonie culinaire. Parfois, un seul plat mêle ensemble les saveurs. Le piment est généralement placé à part et laissé à la discrétion de l’utilisateur. Les visiteurs peuvent ainsi mener à leur guise les mélanges qui conviendront à leur palais.

 

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