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Culture & Civilisation

Civilisation & traditions khmères

Tout d'abord brahmaniste puis bouddhiste, le Cambodge ou ce qui était alors le Fou-Nan et le Tchen-La, fut très influencé dans sa tradition par la culture et la pensée indiennes. Les brahmanistes et les bouddhistes mahayanistes cohabitèrent pendant un millénaire.

Au XIIème siècle, le roi Jayavarman VII (1181-1218) opta pour le Bouddhisme. Il fut un fervent pratiquant et devint l'un de ces grands rois bâtisseurs que connut l'histoire du Cambodge. Il fit ériger le sanctuaire du Bayon ; centre géométrique d'Angkor Thom, qui constitue aujourd'hui l'un des plus grands et des plus beaux édifices du patrimoine culturel mondial.

Doctrine de Paix et de Tolérance, le Bouddha-Dhamma ou l'Enseignement du Bouddha, reçut au Cambodge et dans le cœur des Cambodgiens un accueil plus que favorable. Dans un premier temps, les Khmers adoptèrent le Bouddhisme Mahayana ou Grand Véhicule. Il fut, au fil des temps, remplacé par le Bouddhisme Théravada ou Ecole des Anciens vers le XIVème siècle.

Le Théravada est aujourd'hui pratiqué par 95% de la population khmère. Sous le protectorat français, S.M. le Roi Norodom Sihanouk l'inscrit comme religion d'Etat dans la Constitution. Le Roi est le protecteur de la religion et c'est lui qui nomme les plus hauts dignitaires religieux des deux Ordres bouddhiques cambodgiens : l'Ordre Dhammayuttikanikaya et l'Ordre Mahanikaya.

Après deux décennies de guerres et de privations, le Bouddhisme khmer renaît de ses cendres grâce au courage, à la persévérance et à l'appui massif de la population. S.M. le Roi-Père Norodom Sihanouk reste plus que jamais le symbole de l'unité nationale et un fervent bouddhiste par sa pensée et sa pratique quotidienne.

Dans son message adressé à l'Unesco lors de la réouverture de l'Institut Bouddhique à Phnom-Penh, il y a quelques années, Sa Majesté le Roi-Père dit en substance que :

" La communauté des moines apparaît bien comme la cheville ouvrière d'une authentique réhabilitation des Droits de l'homme, de la femme et de l'enfant, inscrits dans notre Constitution [...]

Le Sangha bouddhique est l'un des plus puissants moteurs de la réconciliation nationale, de la justice sociale et de l'harmonisation des relations entre individus et groupes. Nos moines participent activement à l'œuvre de reconstruction nationale. Leur rôle demeure irremplaçable dans l'aménagement d'écoles, de centres de formation professionnelle, de dispensaires, notamment en milieu rural, dans la "moralisation" de l'Administration, dans la médiation des petits conflits, dans les grandes campagnes lancées en faveur de la paix. Mais le Sangha bouddhique du Cambodge ne pourra recouvrer la plénitude de ses objectifs et des moyens de les réaliser que si la possibilité lui est offerte de puiser sa force morale et spirituelle aux sources authentiques des traditions bouddhiques khmères [...] "

Aujourd'hui, Sa Majesté Preah Bat Samdech Preah Boromneath Norodom Sihamoni, actuel Roi du Cambodge, fervent et pratiquant bouddhiste, suit la trace de son illustre aïeul, le Roi Jayavarman VII et perpétue l'oeuvre de son Auguste Père Norodom Sihanouk, dans le domaine de la religion, de la culture et du bien-être de ses sujets.

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