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Histoire du Cambodge |
Le Cambodge & son histoire
Doté d’une superficie 181.035 km², le Cambodge est situé au cœur de l’Asie du Sud-est, au voisinage de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam, et bordé par le golfe de Thaïlande. L’élément aquatique est omniprésent, avec notamment le lac du Tonlé Sap et le fleuve Mékong, traversant le pays du nord au sud. Le Tonlé Sap est le plus grand lac d’Asie du Sud-est. Son niveau varie en fonction des saisons et ce lac peut multiplier sa surface par trois ou quatre grâce au phénomène d’échanges des eaux avec le Mékong durant la mousson. Le Mékong, d’une longueur totale de plus de 4.000 km, prend sa source au Tibet (Himalaya) avant de traverser la Chine, le Myanmar, la Thaïlande, le Laos et d’atteindre le Cambodge puis le Vietnam où il se jette dans la mer. Des gisements minéraux, ainsi que de pétrole et de gaz naturel, ont été découverts dans les fonds sous-marins des eaux territoriales cambodgiennes.
La population total se mont à plus de 14 millions d’habitant. Quatre-vingt dix pour cent des Cambodgiens sont d’ethnie khmère. Le reste de la population est d’origine chinois, cham (Khmer islam), vietnamienne sans oublier les peuples autochtones (Phnong, Kuoy, Stieng, Tampuon …) sur les hauteurs. La densité de la population est de 7 habitants au km².
Le Cambodge connaît un climat chaud et humide pratiquement tout au long de l’année. Ce climat est déterminé par le cycle annuel de la mousson, avec alternance de périodes sèches et pluvieuses. La saison humide dure de mai à octobre, tandis que la saison sèche s’étend de novembre à mai. Les mois de décembre et de janvier sont les plus frais, avec des températures avoisinant les 27-28°C (contre plus de 35°C autour d’avril, au moment des grandes chaleurs). Les pluies de la mousson sont spectaculaires mais de courte durée, concentrées sur la soirée et la nuit. Elles ne sauraient vous empêcher de profiter au mieux des splendeurs du pays.
Le drapeau symbolise le respect porté par le Cambodge à sa religion et à son roi. Les deux bandes bleues représentent la monarchie, entourant une large bande rouge symbolisant la nation. L’image du temple, de couleur blanche, évoque la spiritualité et le sacré. Ensemble, ces éléments du drapeau illustrent la devise nationale : Nation, Religion, Roi.
Le peuple d’où sont issus les bâtisseurs d’Angkor s’est formé à partir du substrat humain môn-khmer présent dans le sud de la péninsule indochinoise. Au cours des six premiers siècles de l’ère chrétienne se sont déroulés deux temps forts de cette civilisation. Le premier se déroule à l’extrême sud de la péninsule, avec des influences venues d’Inde, et est désigné comme le Founan (un nom transmis jusqu’à nous via les voyageurs chinois, issu d’une translittération d’une forme ancienne du Khmer « Phnom » signifiant « colline »). Le Founan formait une puissance maritime qui contrôlait les rivages du golfe de Thaïlande. A partir du VI e siècle, les rois des Kambuja, qui vivaient le long du Mékong, au nord de l’actuel Cambodge, s’émancipèrent du Founan : de là est issu un nouveau royaume désigné par les Chinois comme le Tchen-la qui étendit sa domination jusque sur l’ex-Founan. Tout en s’étendant, le Tchen-la finit par se diviser à la fin du VII e siècle en deux sphères d’influence : le Tchen-la de terre (au Nord) et le Tchen-la des eaux (soit l’actuel Cambodge et le delta du Mékong). Le Tchen-la de terre connut une relative stabilité au cours du VIII e siècle, tandis que le Tchen-la des eaux était davantage morcelé entre principautés rivales. Fruit de ces divisions ou résultat d’invasions étrangères, il semble alors péricliter. Mais au début du IX e siècle, une nouvelle dynastie installe sa capitale dans l’actuelle province de Siemreap. Pendant près de six siècles, la cité d’Angkor va se développer et se recouvrir de temples d’une splendeur inégalée. On peut encore admirer les vestiges de plus de deux cents temples et sanctuaires, patrimoine architectural doublé d’une statuaire uniques en Asie, étendus sur le territoire de plus de 400 km² de l’ancienne mégapole. Le fondateur d’Angkor fur le roi Jayavarman II (802-850), qui installa une de ses résidences sur le plateau des Koulen en 802. Son neveu, Indravarman Ier (877-889), entreprit ensuite de vastes travaux d’irrigation à Lolei, et fit construire les tours de Preah Ko en 879 et de Bakong en 881. Son propre fils, Yasovarman (889-900), dédia les tours de Lolei à la mémoire de son père défunt en 893 puis déplaça la nouvelle capitale au Nord-Ouest, à l’emplacement qui formera ensuite le cœur même de la cité d’Angkor. Le Baray oriental, un lac artificiel de sept kilomètres de long sur deux de large, fut aménagé à la même époque. Le souverain Harshavarman Ier (900-923), fils d’Yasovarman, consacra le petit temple de Baksei Chamkrong au pied du Phnom Bakhèng, et fit aussi construire celui de Prasat Kravan en 921. Son oncle Jayavarman IV (928-941), qui régna après lui, déserta Angkor pour s’installer plus au Nord-est, près de l’actuelle ville de Koh Ker, où il érigea à son tour plusieurs monuments majestueux. Puis le roi Rajendravarman (944-968) retourna à Angkor et bâtit le Mébon oriental et le Prè Roup en 961. En 967, le brahmane Yajnavaraha, un haut dignitaire religieux de sang royal, érigea le temple de Banteay Srei, à environ vingt kilomètres au nord-est de la capitale. Le roi Jayavarman V (968-1001) fonda une nouvelle capitale autour du temple de Takéo. Au cours du XI e siècle, une nouvelle dynastie, en la personne du roi Suryavarman Ier (1002-1050), s’installe au terme d’une vive rivalité sur le trône d’Angkor. Ce règne marque une période particulièrement glorieuse pour le royaume. Les travaux d’érection des gopura, l’enceinte du palais royal, sont terminés avec en son centre la somptueuse pyramide de Phimean Akas. Ce règne vit aussi l’achèvement du temple de Phnom Chisor, au sud de Phnom Penh, d’une partie de Preah Vihear ainsi que le temple de Preah Khan à Kampong Svay, province de Kampong Thom. Le fils de Suryavarman Ier, Udayadityavarman II (1050-1066), fit construire le temple montagne de Baphuon et le Baray Occidental. Le frère du roi lui succéda sous le nom d’Harshavarman III (1066-1080), au terme de violents conflits qui affaiblirent l’empire, qui subit alors les incursions de ces voisins chams. Le roi Jayavarman VI (1080-1113) établit ensuite son autorité et fit bâtir le Vat Phou sur le territoire de l’actuel Laos et le Phimai en Thaïlande. Le roi Suryavarman II (1113-1150), lança ensuite des expéditions militaires contre le jeune royaume vietnamien, au nord des Chams, sur la côte de la mer de Chine, et fit construire de nombreux temples comme ceux d’Angkor Vat, Thommanon, Chau Say Tevoda, Preah Palilay, Preah Pithou et Banteay Samrè. Après ces éblouissantes et glorieuses constructions, les premiers signes du déclin de la civilisation khmère apparurent, liés à des conflits internes ainsi qu’aux invasions récurrentes des Chams. Un sursaut intervint cependant sous le règne de Jayavarman VII (1181-1220), le souverain le plus fascinant de toute l’histoire des Khmers. Ce monarque inspiré reprit le contrôle de son empire un temps bousculé et lança un gigantesque programme de constructions. Tout d’abord, il fit réaliser le Ta Phrom (1186) et le Preah Khan (1191) qu’il dédia à ses parents. Ensuite, il érigea le Banteay Kdei, le Srah Srang, la Terrasse dite du « Roi Lépreux », la Terrasse des éléphants, Neak Péan, Ta Som, Ta Nei ainsi que quelques autres répartis dans divers recoins du pays. Ensuite, il fonda sa grande capitale, Angkor Thom, avec au centre, le temple du Bayon et ses deux cents visages de pierre. Peut-être le pays fut-il épuisé après avoir consentis tous ces efforts. L’érection de temples de pierre marque le pas au début du XIII e siècle, après la mort du roi Jayavarman VII. Les attaques du Siam (Thaïlande) depuis l’ouest, l’envasement du système d’irrigation, sont encore quelques unes des multiples hypothèses qui expliquent le déclin de la cité d’Angkor. La royauté est obligée de se réfugier sur le site de Phnom Penh en 1431. Le Cambodge est un pays plus modeste, souvent victime des menées de ses voisins vietnamiens et thaïlandais. Jusqu’à ce que le pays se place sous la tutelle coloniale de la France en 1863, et devienne partie intégrante de l’Indochine française. Après avoir recouvré son indépendance en 1953, le pays va connaître divers changements de noms et de régimes politiques : Le royaume du Cambodge (durant le régime du Sangkum Reastr Niyum de 1953 à 1970 ; La république khmère (sous le régime de Lon Nol de 1970 à 1975) ; Le Kampuchéa démocratique (soit le régime génocidaire de Pol Pot de 1975 - 1979) ; La république populaire du Kampuchéa (de 1979 à 1989) ; L’État du Cambodge (de 1989 à 1993) ; Le royaume du Cambodge (depuis 1993).
Le khmer est la langue officielle du Cambodge, il appartient au groupe des langues môn-khmer (branche de la famille austro-asiatique). Le khmer dispose d’un alphabet particulièrement développé, s’appuyant sur 33 consonnes, 23 voyelles plus 12 voyelles indépendantes.
La religion officielle du Cambodge est le bouddhisme (de l’École Theravada), auquel s’identifie environ 90% de la population. Les représentations du Bouddha, images, statues, sont omniprésentes dans le pays, dans les habitations et les temples. Les visiteurs sont tenus à une certaine réserve face à ces représentations par respect pour leurs hôtes. L’islam, le christianisme ainsi que certains rites hindous et animistes sont également pratiqués. Le tout dans une harmonie qui exclut la confrontation.
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